Découvrez le monde de la pleine conscience et de la compassion !

  • Êtes-vous distrait ? Avez-vous du mal à faire face au stress ?
  • Luttez — vous contre l’anxiété ou l’insomnie ?
  • Vous levez-vous souvent du pied gauche ?
  • Vivez-vous avec des maladies chroniques ?
  • Avez-vous l’impression que le succès n’est pas au rendez-vous?
  • Souffrez-vous de solitude ?
  • Apprenez à répondre plus efficacement au stress et, plutôt que de réagir automatiquement, à apporter des réponses réfléchies adaptées aux différentes situations de la vie !

« Si les étoiles devaient apparaître juste une nuit tous les mille ans, comme l’homme serait émerveillé et hypnotisé » (Emerson)

« Ouvre tes mains si tu veux être porté. » (Rumi)

Qu’est-ce que la pleine conscience?

Aujourd’hui, rares sont les Français qui n’ont jamais entendu parler de la pleine conscience, mais peut-être n’est-il pas superflu d’expliquer de quoi il s’agit exactement. La méditation de pleine conscience consiste à porter délibérément son attention sur ce qui se passe au moment présent, avec compassion, curiosité et sans jugement. D’après Kabat-Zinn, l’autorité principale en la matière, c’est un « état de conscience qui résulte du fait de porter son attention de façon intentionnelle et non jugeante sur l’expérience qui se déploie moment après moment. » Selon d’autres définitions, il s’agit de se rendre compte de ce qui se passe, au moment où cela se passe.

Aux États-Unis et en Europe de l’Ouest, la pleine conscience, qui est à la fois une forme de méditation et un art de vivre, a le vent en poupe. C’est un sujet fréquemment abordé dans la presse écrite, ainsi que dans des émissions de télévision et à la radio. On parle souvent d’une révolution de la pleine conscience qui gagne de plus en plus de domaines de la vie.

Il s’agit de développer l’attention d’une façon systématique, grâce à des méthodes de méditation diverses qui trouvent leurs origines en premier lieu dans 2 500 années d’enseignements bouddhistes. Il faut souligner néanmoins que la pleine conscience moderne à la façon de Kabat- Zinn ne contient aucune pratique religieuse et, lors des séances, nous essayons d’éviter les sujets religieux ou spirituels.

Grâce à la pleine conscience, nous pouvons découvrir la magie du moment présent, cesser de ruminer le passé, de forger des plans pour l’avenir ou de nous plonger constamment dans des rêvasseries sans fin. La question que l’on peut se poser alors est de savoir quel mal il peut y avoir à rêvasser, à évoquer quelque chose d’agréable face à des événements ennuyeux ou désagréables. Certes, rêvasser de temps en temps peut être salutaire, car c’est une source importante de créativité. Le problème ne se pose que si cela devient plus fort que nous, si nous vivons dans un monde de rêves, en ignorant la réalité de ce qui se produit en nous et autour de nous.

Nous avons tendance à passer le plus clair de notre temps dans un état d’inattention, sans nous rendre compte de ce que nous sommes en train de faire, un phénomène que le jargon de la pleine conscience appelle fonctionner « en pilote automatique ». Très souvent, nous ne sommes pas présents dans notre vie, les événements de la vie quotidienne passent inaperçus ; c’est comme si notre corps avait une vie autonome : il fait une chose, tandis que notre esprit vagabonde ailleurs.

Nous nous ennuyons, nous avons l’impression de vivre dans un monde à part, séparés des autres, que nous considérons comme des étrangers. Pourtant, selon les vers célèbres de John Donne, le poète anglais, « Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne. »

La pleine conscience contribue à enrichir nos rapports sociaux et à améliorer notre capacité d’empathie.

La pleine conscience est un antidote efficace de la fragmentation d’une vie vécue dans l’ennui, la monotonie et en pilote automatique. Sa pratique nous aide à éviter d’être toujours « absents » à ce que nous faisons. De temps en temps, cela vaut la peine de se poser la question : que se passe-t-il en ce moment en moi et dans mon environnement ? Qu’est-ce que je ressens ? À quoi est-ce que je pense ? Quelles sont mes sensations physiques ?

Un jour, quelqu’un a demandé au Dalaï-Lama de désigner le moment le plus heureux de sa vie.

Il a répondu sans hésitation : « Je pense que c’est maintenant ! »

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La méditation Pleine conscience peut être pratiquée au travail également : elle diminue le stress, développe l’attention et rend plus calme.

mindfulness budapest

Qui va doucement va loin

« Souvenez-vous, l’entrée du sanctuaire se trouve en vous. » (Rumi)

Quand nous sommes complètement présents, c’est un sentiment merveilleux, puissant, grâce auquel notre vie et notre conscience ne sont plus divisées, mais unies. Le maître vietnamien Thich Nhat Hanh considère la pleine conscience comme un miracle, qui nous aide à vivre de tels moments toujours plus souvent.

« Dès qu’on accorde une attention soutenue à la moindre chose, même à un brin d’herbe, cela devient alors un monde en soi — mystérieux, impressionnant, d’une splendeur indescriptible. » (Henry Miller)

 

La pratique de la pleine conscience comporte deux éléments d’égale importance : la pratique régulière de la méditation doit être complétée par une pratique informelle que l’on déploie dans sa vie quotidienne. En d’autres termes, il faut s’efforcer d’accomplir de plus en plus de tâches de
façon consciente. La lumière de l’attention éveillée peut illuminer les activités de notre vie quotidienne, ce qui signifie que quand nous nous brossons les dents ou prenons notre douche, notre attention ne s’enfuit pas automatiquement ; ou bien quand nous avons une conversation, nous faisons attention à ce que notre interlocuteur dit, sans attendre impatiemment de pouvoir enfin prendre la parole.

Il n’est pas nécessaire de changer notre vie d’une façon drastique, l’important est de faire ce que nous faisons avec attention, en veillant à ne nuire ni à nous-mêmes ni à autrui.

Pratiquer la pleine conscience est simple, mais pas facile : la difficulté est de ne pas oublier de faire attention ; or la vie agitée de notre époque ne contribue pas à maintenir ce comportement attentif.

Les participants des cycles de pleine conscience se familiarisent avec des méthodes orientées vers le moment présent ; entre autres, ils apprennent à observer leur respiration, leur corps ou leurs pensées. L’essentiel n’est pas l’objet de l’attention, mais l’attention elle-même.

« Un esprit qui vagabonde est un esprit malheureux », c’est ce qui ressort d’une étude souvent citée. Deux psychologues ont demandé à intervalles réguliers à un grand nombre de personnes, via une application iPhone, dans quel état d’esprit ils se trouvaient, ce qu’ils faisaient et s’ils étaient concentrés sur leur activité ou s’ils pensaient à autre chose. Presque la moitié des participants de l’enquête ont répondu qu’ils pensaient à autre chose. Quand leur esprit vagabondait, ils étaient moins heureux que quand ils se concentraient sur leur activité du moment. Les chercheurs en ont déduit que le vagabondage mental est une cause et non une conséquence de cette inaptitude à éprouver un sentiment de bonheur. En d’autres termes, moins nous savons nous concentrer sur le moment présent, moins nous sommes capables d’être heureux.

Un grand nombre d’idées fausses à propos de la pleine conscience ont la vie dure. Il faut se rappeler que la pleine conscience n’est ni une religion, ni une forme de relaxation, ni une méthode de psychothérapie ou une panacée qui résoudrait tous nos problèmes. Il est important de souligner également que l’objectif n’est pas de faire le vide dans l’esprit. En outre, la pleine conscience n’est pas identique à la pensée positive (nous observons nos pensées pendant la pratique sans pour autant essayer de les changer).

La naissance du programme Pleine Conscience, son utilisation, ses objectifs

Cette méthode nous vient du chercheur américain dr. Kabat Zinn, qui, en tant que pratiquant régulier, s’est demandé comment la méditation pourrait être utilisée au bénéfice du plus grand nombre et par des personnes qui ne sont attachés à aucune philosophie de vie ou pratiques spirituelles spécifiques. En 1979, il élabore sa méthode de Réduction du stress basée sur la pleine conscience (Mindfulness-Based Stress Reduction, MBSR), qu’il a commencé à enseigner avec ses collègues dans le cadre de cycles de huit semaines, d’abord aux patients d’un hôpital qui n’étaient pas en mesure de faire face au stress ou aux douleurs liés à leurs maladies. Ces difficultés avaient amené les médecins à leur recommander ce programme. Grâce à des résultats prometteurs, cette méthode s’est largement répandue, d’abord aux États-Unis, ensuite progressivement dans le monde entier. Son champ d’application ne cesse de s’agrandir : en dehors de celui de la santé publique, la pleine conscience a fait ses preuves dans le monde de l’entreprise, l’éducation, le sport et dans bien d’autres domaines.

Quels sont les résultats qu’on peut espérer d’une pratique régulière ?

La méditation de pleine conscience améliore l’attention, le pouvoir de concentration, réduit le vagabondage de l’esprit, développe la mémoire au travail et rend l’étude plus facile. Elle améliore l’humeur, la qualité de vie, diminue le stress, l’angoisse, l’épuisement, et renforce les sentiments positifs. Les premiers résultats apparaissent dès la fin d’un cycle de huit semaines, mais la clé d’un résultat durable est la pratique régulière. Ce qui atteste véritablement des progrès accomplis, c’est la façon dont notre comportement, nos réactions évoluent dans notre vie quotidienne.